
« Il n’y a plus de temps à perdre. Pas seulement parce que 87 jours nous séparent du 22 avril, premier tour de l’élection présidentielle. Non, il n’y a plus de temps à perdre pour les 550 chômeurs supplémentaires chaque jour, pour les 32 postes de professeurs rayés au quotidien de la carte scolaire. Il n’y a plus de temps à perdre pour nos concitoyens ». Hier soir, à Festieux, après Eric Montès, du PRG, et Yves Daudigny, Président du Conseil général, Jean-Jacques Thomas en a appelé à la mobilisation de tous. Associant même René Dosière et Fawaz Karimet, présents au premier rang, en rappelant que le rassemblement de toutes les (bonnes) volontés était indispensable.

Devant une salle bien remplie, Stéphane Le Foll, l’un des responsables de la campagne de François Hollande, n’a pas dit autre chose, mettant d’ailleurs en garde son auditoire sur les sondages d’aujourd’hui. « La campagne sera longue, ajouta le Député européen et chacun doit y prendre sa part sans jamais penser que l’élection est jouée ». Revenant sur le discours du Bourget, sur le souffle et la force de François Hollande, il a également détaillé l’importance de l’égalité qui doit faire « oublier un quinquennat qui restera celui des inégalités et des privilèges ».

« Demandez à vos voisins, à vos collègues, à vos amis qu’ils vous disent ce que Nicolas Sarkozy a fait pour eux et après leur réponse, en conscience, qu’ils en tirent les conséquences. » ajouta Jean-Jacques Thomas. « Aujourd’hui, continua le 1er Secrétaire fédéral, la France est tellement en panne que le Président sortant est à la remorque de François Hollande ».

Quant aux annonces présidentielles de dimanche, Stéphane Le Foll les devance : « la fameuse TVA sociale consiste ni plus, ni moins à faire payer par les ménages les exonérations accordées aux entreprises. Et que l’on n’essaie pas de masquer le fait qu’il ne s’agira pas d’une nouvelle augmentation de l’impôt et, qui plus est, de l’impôt le plus injuste ». Eric Montés, Yves Daudigny, Jean-Jacques Thomas et Stéphane Le Foll , chacun en ce qui les concerne, ont donc appelé au changement, « dans la cohérence et la transparence », mais surtout à la mobilisation, bannissant tout excès de confiance. « Une élection n’est gagnée qu’après le scrutin » rappela avec sagesse le Député européen.
Jean-Jacques THOMAS
Premier secrétaire de la fédération de L'Aisne










